Très jeune, j'ai été fasciné
par l'environnement qui m'entoure. Aussi, c'est tout
naturellement
vers l'aquarelle que je me suis orienté dès que la
passion de la peinture m'est venue.
L'aquarelle est une technique qui me
fascine à la fois par sa simplicité et sa difficulté à
maîtriser les éléments qui la composent.
Au fil de mes
années de pratique, une évidence s'est imposée : avant
d'être de la peinture, l'aquarelle c'est de l'eau. Cette
eau nous prodigue autant de peur que de plaisir; toutes
ces sensations je les ai vu resurgir sur beaucoup
d'élèves, et personne n'y a véritablement échappé.
A l'idée de bâtir
une pédagogie à partir de l'observation approfondie des
phénomènes que l'eau engendre, il y a un grand pas à
faire. De cette observation on s'aperçoit très vite que
l'on ne domine pas l'eau, qu'on ne lui impose rien,
qu'on la respecte. Elle est abondante, elle s'infiltre,
elle sèche dans une durée que l'on ne peut que
constater.
Il faut
développer son observation, mais surtout son mode de
relation avec différents papiers, on prendra également
conscience de notre geste, notre habileté et notre
regard.
C'est vrai que la
peinture est essentiellement une affaire de regard. Nous
devons développer notre aptitude à réagir, et à jouir du
monde visuel qui nous entoure, mais nous devons
également savoir l'analyser et le comprendre.
Chaque artiste se
donne pour mission de trouver son identité en mettant à
profit la technique et le style qui lui permettront
d'exprimer ses sentiments les plus profonds.
Pour ma part, j'ai
choisi l'aquarelle transparente de préférence à tout
autre possibilité, car elle convient bien à ma
personnalité, les couleurs s'épandent librement et
spontanément.
Les problèmes qui
surviennent en cours de travail, au moment où la
peinture entre en contact avec l'eau, engendrent des
effets incomparables qui vont bien au-delà de notre
attente la plus chère.
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